Sports de montagne : la pratique de l'escalade

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L'escalade est une pratique accessible à tous et possédant de nombreux bienfaits pour votre santé. L'escalade séduit de plus en plus d'adeptes en France et dans le monde. Un succès immanquable et indiscutable : la pratique sera représentée pour la première fois aux Jeux Olympiques de Tokyo en 2020. Montblanclive.com vous présente la pratique de la grimpe.

Escalade ou alpinisme : savoir différencier


En matière d’escalade, c’est principalement le milieu qui donne son nom à la discipline. L’escalade peut se pratiquer sur n’importe quel type de relief en pleine nature en moyenne comme en haute montagne. L'escalade fait partie de ces nombreuses activités incontournables à pratiquer en montagne.


Le but de l'alpinisme est l'ascension en haute montagne. Un alpiniste doit s'adapter à la montagne, en utilisant différentes techniques. Il lui faudra parfois escalader, grimper à l'aide de piolets sur la glace ou encore marcher sur les glaciers. C'est une pratique plus dangereuse que l'escalade, car très peu de voies sont sécurisés, et il faut faire face à l'imprévisibilité de la montagne.

L'escalade de difficulté


L'escalade de difficulté est la manière la plus connue de pratiquer la grimpe. Le but est d'escalader le plus haut possible jusqu'à atteindre le haut de la voie. On dit alors qu'on a "topé" la voie. Certaines ascensions en extérieur peuvent se faire sur plusieurs centaines de mètres ! On parle alors de "grande voie".
Dans les épreuves sportives d'escalade de difficulté, les participants doivent grimper le plus haut possible sur des murs de 15 mètres (JO) sur une durée de 6 minutes.

Pratiquer l'escalade de difficulté


2 techniques d'escalade de difficulté souvent utilisés :

On parle de grimpe en tête lorsque le grimpeur est assuré du bas. Durant son ascension, il pose des dégaines sur le mur, puis solidarise sa corde au point d'amarrage afin de limiter l'ampleur et les conséquences liées à une chute éventuelle. Cette technique est impressionnante, car le grimpeur, n'étant pas assuré par le haut, peut chuter sur plusieurs mètres.

Grâce aux grimpeur de tête, les suivants peuvent utiliser la corde qui à été posée pour être assuré en poulie / "moulinette". Le grimpeur à donc toujours la corde passant dans un connecteur faisant office de poulie au-dessus de lui. Ainsi, la chute est très limitée, le grimpeur n'a pas à se soucier de poser les dégaines et peut se reposer plus fréquemment.

Les niveaux de difficultés à l'escalade


Sur les sites d’escalade, la cotation pour les niveaux de difficulté est représentée, en France, par un chiffre allant de 3 à 9 auquel est accolé une lettre. 3 représente la difficulté la plus basse, 9 la difficulté la plus haute. De même pour les lettres, A représentant la voie la moins difficile et C+ la plus difficile. Mais l’escalade ne se limite pas à la montagne (couenne, grande voie), elle peut aussi se faire en salle sur des parois artificielles. Une voie cotée 3 A s'adresse au débutant voulant s'entraîner, tandis qu'une voie cotée  9C relève de l'extrême. La seule voie 9C existante aujourd'hui se situe en Norvège. Elle est considérée come la voie la plus difficile du monde.


Attention : si vous pratiquez l’escalade à l’étranger, les systèmes de cotation peuvent être différents ! La cotation anglaise, par exemple, s'étale sur 9 points, allant de "easy" à "extremly severe".



Quel équipement pour l'escalade de difficulté ?


  • Des chaussons d'escalade, pour vous donner un meilleur appui sur vos pieds ainsi qu'une meilleure adhérence.

  • Un sac à magnésie rempli, pour garder vos mains sèches et vous offrir une meilleure préhension des prises.

  • Une brosse, pour retirer ses traces de magnésie sur la roche ou nettoyer les prises glissantes en salle.

  • Un baudrier, qui doit être adapté à votre morphologie. Jetez un œil aux certifications du matériel pour un maximum de sécurité.

  • Un système d'assurage pour assurer un coéquipier et contrôler votre descente. Par exemple l'assureur-descendeur Reverso de la marque Petzl.

  • Un mousqueton à vis pour lier le baudrier au système d'assurage. La vis permet d'ajouter une sécurité à la fermeture du mousqueton et éviter que celui-ci ne s'ouvre.

  • Une corde d'escalade. Ce point peut faire sourire mais la corde d'escalade possède une norme de résistance et d'élasticité. N'utilisez pas n'importe quel matériel.

  • Un sac à corde pour  transporter votre corde et éviter de salir votre corde

  • Un casque. Il est fortement encouragé en montagne pour vous protéger en cas de chute ou de chute de pierre tant pour le grimpeur que pour l'assureur.

  • Un moyen de contacter les secours.


Si vous comptez grimper en tête, ajoutez :


  • Des dégaines, pour sécuriser votre progression en tête.

  • Une longe/vache, pour vous accrocher au relai au sommet de la voie.

  • Des maillons rapides, pour le cas où vous n'arriveriez pas à grimper jusqu'au sommet de la voie et que vous ayez besoin d'organiser une réchappe.


Un matériel complémentaire peut être nécessaire. Renseignez-vous sur l'équipement nécessaire dans le secteur que vous prévoyez de grimper.


La pratique de l'escalade de difficulté nécessite de bonnes notions de sécurité : savoir assurer, savoir utiliser le matériel (de quel sens cliper une dégaine, comment attacher sa corde, connaitre les noeuds). Avant de vous lancer, grimpez avec des grimpeurs confirmés, un Club Alpin Français (CAF) ou un-e professionnel-lle. Rendez-vous sur les instructions de la FFME.



Le bloc : une discipline à par entière


L'escalade de grimpe, une pratique ancestrale

Le bloc est une discipline d’escalade qui consiste à grimper sur des reliefs de moins de 5 mètres de haut.
C’est une excellente méthode pour vous entraîner ou pour vous familiariser avec l’escalade si vous êtes débutant. Le bloc attire aussi son lot de passionnés. C’est un sport à part entière, qui entrera avec la difficulté (la voie) et l'escalade de vitesse aux jeux olympiques de 2020 (voir dernier paragraphe).


Pour le bloc, l’équipement est rudimentaire.


Le bloc peut tout à fait se pratiquer en montagne, sur des rochers à basse altitude. Le crash pad sert à amortir les chutes éventuelles car cette discipline se pratique sans cordes, en raison de la faible hauteur des blocs. Le bloc indoor ou en salle est également possible. L’escalade en bloc indoor se pratique alors sur des parois artificielles.



L'escalade de vitesse


L'escalade de vitesse est une épreuve qui se déroule en duel. Le but des grimpeurs de vitesse est d'arriver le plus vite possible au sommet d'un mur de 15 mètres. Sur un mur, 2 voies parallèles et identiques permettent aux grimpeurs de concourir simultanément. La voie est homologuée, et on retrouve donc le même mur pour chaque compétition.




L'escalade traditionnelle ou "le trad"


L'escalade traditionnelle permet de revenir à la première pratique de l'escalade, sans le matériel que l'on utilise pour l'escalade sportive. Le grimpeur pose ses protections amovibles au fur et à mesure de son ascension.
Le matériel est des plus rudimentaires,  les ancrages fixes comme les pitons, les broches scellés… ne sont pas utilisés.


Attention tout de même à ne pas oublier le nécessaire :




  • Un harnais

  • Des chaussons

  • Une corde

  • Et bien évidemment des coinceurs, qui sont votre seule attache au mur


Cette pratique de la grimpe reste une des plus engagées et dangereuses : l'utilisation de coinceurs n'est pas conseillé sur des roches en calcaires, qui représente une majorité de sites d'escalade en France. On peut tout de même retrouver des sites dédiés à la trad, en grès ou en granit dans le Vercors, ou les falaises de granits à Chamonix.
Un des sites de trad les plus connus en France est la falaise d'Annot. Avec plus de 200 voies, Annot accueille des milliers d'adeptes de la pratique.


Désolé pour celles et ceux ne parlant pas anglais mais cette vidéo explique parfaitement ce qu'est le trad et la différence (surtout vers la fin de la vidéo) avec l'escalade de difficulté.




L'escalade aux JO 2020


Pour la première fois, l'escalade fait partie de la liste des sports des Jeux Olympiques de Tokyo en 2020. Ce sont 20 hommes et 20 femmes qui participerons à la compétition, sur un format en 3 épreuves : le bloc, la difficulté et la vitesse. Les grimpeurs ont chacun 15 minutes pour se reposer entre chaque épreuve. Le cumul de points de chaque épreuve permettra de définir un classement final.


Ce format ne fait pas l'unanimité auprès des professionnels de la grimpe. Shauna Coxsey, double championne du monde de bloc, "comprend cette décision" mais pense que "c’est un peu comme si on demandait à Usain Bolt de courir un marathon puis le 110 m haies" (cf olympic.org)


La volonté du Comité International Olympique et de suivre les nouvelles tendances, comme l'escalade, pour aller à la rencontre de la jeunesse.
L'escalade est imposée uniquement pour les Jeux Olympiques de 2020. Les prochaines villes hôtes n'auront pas l'obligation de compter l'escalade parmi les sports représentés.


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